Je porte le nom de Sainte Anne  (2017), pour percussion, deux clarinettes et trombone

dur. : 30’ env.

Création le 27 septembre au Musée d'Art Sacré de Dijon par Zone(s) de combat
Percussions : Philippe Cornus 

Clarinettes : Éric Porche et Cédric Marcq

Trombone : Jean-Michel Weber

Dans le cadre de l'exposition "Archi/culture" organisée par les Musées et patrimoine de Dijon

 

Je porte le nom de Saint Anne a été composée pour le Musée d’Art Sacré de Dijon, en tenant compte de l’acoustique et l’architecture du lieu. Il s’agit donc d’un œuvre In situ, mais facilement adaptable aux lieux avec une acoustique très réverbérante. 

 

Lors de la création, les percussions occupaient le centre de la chapelle, au sol. Les deux clarinettes et le trombone étaient disposés sur trois tribunes entourant le public, qui entourait quant à lui les percussions.

 

L’effectif des percussions est composé essentiellement de métaux résonants, disposés sur trois portiques formant un triangle, au centre duquel se situe le musicien. Le jeu de celui-ci est rythmé par un mouvement de rotation presque chorégraphique, soumis à des accélérations et des changements d’orientations qu’il doit effectuer pour dérouler sa partition, générant ainsi un univers de résonances dont les harmoniques s’entrelacent dans des irisations changeantes prolongées et enrichies par les clarinettes et le trombone, de façon à rendre palpables une variété riche et vivante de vibrations qui remplissent l’espace.

 

La nature du matériau, l’instrumentarium et la disposition des musiciens (ainsi que la forme de la Chapelle Saint-Anne qui abrite le Musée de l’Art Sacré à Dijon) se réfèrent aux cloches, de là le titre de l’œuvre, dans la tradition de l’épigraphie campanaire :

 

je porte le nom de sainte anne eric cedric jean-michel philippe et vincent-raphaël me levèrent en l'an de grâce MMXVII