En hommage aux travaux de François-Bernard Mâche, la réflexion dévéloppée dans cet article s’inscrit dans la continuité des recherches sur l’universel en musique. Il s’agit de proposer une approche épistémologique et anthropologique destinée à rendre compte de la diversité de la création musicale contemporaine. Dans un premier temps, l’œuvre est abordée comme un agencement de corps, d’objets et de techniques, irréductible à une conception strictement temporelle de la forme musicale. Il s’agit ensuite de montrer comment ces artefacts hors-temps, ancrés dans leur matérialité, que nous appelons œuvre musicale, peuvent être mis en relation avec la théorie de l’agentivité (agency)d’Alfred Gell. Cette double articulation permet d’englober dans un cadre théorique commun à la fois la pluralité des œuvres et la diversité des relations esthétiques et sociales que nous entretenons avec elles.
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